Histoires françaises à Lviv

2 avril, 17h
Vernissage de l'exposition  "​ Histoires françaises à Lviv
Une exposition présentée à partir des collections du Musée d’histoire de Lviv"
 
Musée d'histoire de la ville 6, place Rynok

Histoires françaises à Lviv

Une exposition présentée à partir des collections  du Musée d’histoire de Lviv

 L’exposition ‘’Histoires françaises à Lviv‘’ permet de se plonger dans l’ambiance ‘’française’’ de Lviv grâce aux objets de collection  des réserves du Musée historique de Lviv. Cette exposition est conçue selon un principe chronologique, des bloques à thème montrent les liens directs ou indirects entre la France et la ville de Lviv, soit par des personnages  soit par des évènements historiques.

 La première mention de la ville de Lviv dans les chroniques de Galicie-Volhynie remonte à 1256, la plupart des historiens considèrent le roi Danylo de la dynastie des Romanovitch comme fondateur de la ville. Pourtant l’historien orientaliste français Michel Le Quien dans son œuvre Oriens Christianus (1740) mentionne que Lviv a été fondé vers 1240 par le prince des Ruthènes Lev.

  • Les cartographes français du XVII siècle Guillaume Le Vasseur de Beauplan et Jean-Baptiste Nolin ont décrit sur leurs cartes les terres ukrainiennes d’une manière détaillée.
  • La famille de la noblesse Sobieski est également étroitement liée avec la France. Ainsi, la femme du roi Jean III Sobieski Marie Casimire Louise de La Grange d'Arquien est issue de la famille de la noblesse française, son fils Jacques était filleul du roi de France Louis XIV. Durant les années 1640-1709 la famille Sobieski était propriétaire de l’hôtel particulier la place Rynok 6 (aussi nommé l’hôtel Korniakt).
  • Marie Leszczynska, reine de France par son mariage avec Louis XV était la fille du roi de Pologne Stanislas Leszczynski, originaire de Lviv.
  • En 1783 les frères Montgolfier, inventeurs de la montgolfière, réalisent le premier vol d'un être humain. Cette engouement pour les vols se répand rapidement en Europe. Neuf mois plus tard les scientifiques lviviens Martynovytch et Herman, après avoir perfectionné l’aérostat des frères Montgolfier, ont lancé leur montgolfière dans le ciel de Lviv.
  • La période napoléonienne de l’exposition est représentée par le personnage du poète et comédiographe célèbre Aleksander Fredro qui faisait son service militaire dans l’armée de Napoléon Bonaparte et qui a participé en 1812 à la campagne de Russie.
  • Le général de l’armée autrichienne le comte Johann Karl von Fresnel, français de naissance, étant commandant du garnison lvivien, a fondé une école de natation militaire à l’étang Pelchynsky (aujourd’hui rue Vitovskoho). Les habitants de la ville pouvaient également y prendre des cours de natation.

La situation géopolitique et économique de Lviv l’a rendu très attirant aux commerçants qui considéraient la ville de Lviv comme l’avant-poste commercial entre l’Europe de l’Asie. La réclame de la boutique de Josef Reis avec la liste des produits provenant de différents pays dont la France sert de preuve.

  • Avant 1936 Lviv abritait le musée du fameux compositeur français Frédéric Chopin. L’exposition présente une partie des raretés de ce musée.
  • La jeunesse progressiste de Lviv, en voyageant en Europe. allait souvent à Paris où elle pouvait prendre connaissance des dernières tendances de la littérature, de l’art et de la mode. Le poète Cornelius Ujejski, les peintres Artur Grottger et Karol Auer en faisaient partie.
  • ‘’La revue des modes parisiennes’’ voit le jour à Lviv en 1840. Tous les numéros commençaient par une information sur les nouveautés parisiennes en vogue. Un autre périodique lvivien ‘‘Gazette de Leopol’’ paraissait en français.
  • L’arrivée de Sarah Bernhardt à Lviv a provoqué un immense écho et a exercé une grande influence sur l’art théâtral de la ville. En novembre 1881 elle a joué sur la scène du théâtre du comte Skarbek
  • Les céramiques de la fabrique de l’architecte lvivien Ivan Levynskyj ont été exposées dans le Pavillon ’‘Galicie’’ lors de l’Exposition Universelle de Paris en 1900, elles ont reçu la médaille d’argent dans la nomination ‘‘Décoration d’intérieur des immeubles publics et collectifs’’.

 

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